Il en fallait du souffle pour tenir la distance de la Coupe du Meilleur Pot à la Bouteille d'Or en moins de trois jours !

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La semaine de la soif a tenu toutes ses promesses. Coup sur coup, les remises des deux grands trophées des bistrots parisiens, la Coupe du Meilleur Pot le 16 avril, puis la Bouteille d’Or le 19, ont donné lieu à de joyeux rassemblements comme on les aime entre humour potache, réceptions généreuses et rencontres animées entre œnophiles et vignerons de passage. L’affluence constatée à ces deux événements, il est vrai gâtés par le soleil, illustre l’engouement que suscite toujours le folklore bistrotier. Ce millésime 2026 avait même comme un petit air de renouveau. Le vainqueur de la Coupe, Tom Le Fèvre, du Chantefable (20e), va avoir 36 ans. Eric Ling, qui a repris le Gallia (11e) il y a une dizaine d’années, en a 45. Bref, c’est une nouvelle génération qui prend les commandes. Les deux ont également l’immense mérite de maintenir la flamme du bistrot traditionnel dans des quartiers moins touristiques de Paris. Tom Le Fèvre n’est pas peu fier de raconter comment il a convaincu une partie de sa clientèle à « découvrir » le 20e, un arrondissement quasi-exotique pour certains Parisiens. Quant à Eric Ling, son Gallia « bar-tabac-restaurant-caviste » résolument populaire fait de la résistance dans un quartier largement conquis par les bars branchés et la cuisine du monde. Bref, le bistrot parisien compte bien faire des heures supplémentaires.

Le Chantefable 93 avenue Gambetta,75020 Paris. Téléphone : 01 46 36 81 76.

Le Gallia, 39 Rue Saint-Ambroise, 75011 Paris. Téléphone : 01 58 30 62 76

 


Gallia 1

 

 

 

 En haut : Nicolas Gounse et Romain Gastel (Le Gallia) remettent la Coupe du Meilleur Pot à Tom Le Fèvre (Le Chantefable).

En bas : Justine et Eric Ling (La Bouteille d'Or)

 

 

Dans l’actu des bistrots :

Passages de témoin en séries

diplomes machons

A propos de renouveau, plusieurs adresses connues de la place parisienne sont désormais dirigées par de jeunes gâchettes du comptoir. Joseph Valat, 25 ans, a pris les manettes des Fous de l’île (4e). A la tête d’une équipe qui ne dépasse pas la trentaine (en photo), le fils de l’entrepreneur à succès Christian Valat a redonné du « peps » à l’endroit, avec une forte identité « terroir ». Toujours dans la galaxie aveyronnaise, Nicolas Azemar, 35 ans, est désormais propriétaire du Réveil du 10e (10e) après y avoir fait ses preuves plusieurs années.  

Le Mistral (20e), en revanche, dirigé depuis 1954 par les Miquel, une famille d’Espalion, n’est plus occitane. C’est un atypique duo composé de Nathalie Fromentin, une charentaise, et de son fils Paul, 29 ans, qui tient la barre et de fort jolie manière. Croquettes d’aligot, ravioles de canard, pot au feu croustillant et une ribambelle de quilles bien choisies en font déjà une valeur sûre.

D’autres affaires voient également la transmission se tisser peu à peu. On a déjà évoqué celle en cours entre Thierry Campion et son fils Guillaume à la Mascotte de Montmartre (18e). Mais une autre se profile entre Cédric Duthilleul et son fils Victor, désormais engagé à ses côtés, à la tête du mythique Griffonnier (8e) et ses vins à tomber par terre. Plus populaire mais non moins festif, le Vaudésir (14e) voit également la nouvelle génération pointer son nez. Le très attachant Christophe Hantz, éternel défenseur du zinc ouvert à tous, a fait de la place à Arnaud Tempère, 38 ans, qui se sent là comme un poisson dans l’eau. Un joli duo à l’œuvre.

 

Les anciens tiennent la route

bistrot et bonne table

Ce soir-là, c’était un peu « le vin des rues », du nom du célèbre roman de Bob Giraud. Ou plutôt le vin de « la » rue, celles des Ecoles, dans le 5e, bastion de la famille Martin. Jean-Luc, son frère Krol, Jean-Marc et tout le clan y ont célébré comme il se doit et comme ils savent si bien le faire l’anniversaire de leur arrivée à la tête de la Petite Périgourdine, leur vaisseau-amiral. Une célébration en tous points sensationnelle, fruit de près d’un an de préparation. Les amis de la « Petite Pé » et tous les anonymes amateurs de bons moments ont eu droit à un accueil VIP et à un « carnet de voyage » leur permettant de naviguer de la maison-mère (au 39) à « l’Authre » (au 22), du bistrot-pizzéria En Face (au 28) à la Cave (au 30), en passant par Le Panier (à l’angle de la rue de la Montagne Sainte-Geneviève). A chaque étape, des fournisseurs souriants, des vignerons accueillis en héros et une ambiance joyeuse et bon enfant qui font tant de bien. Merci à eux